A decent groove


Pour quiconque s’intéresse à la musique moderne, écoute, joue ou (a fortiori) enregistre de la guitare, le “groove” est une question – un enjeu, même !

De fait, alors même que je ré-enregistre actuellement Babel #1 (dont les parties rythmiques sont à perfectionner), je lutte sur ce terrain à grands renforts d’entrainements, d’essais et de répétitions… tout cela avant d’appuyer enfin sur le bouton rouge de l’enregistrement. J’ose d’ailleurs espérer que tout cela introduira de nouvelles manières de générer et de ressentir ce fameux “groove”.

Du reste, comme ces dernières semaines ont été très intenses et qu’elles ne m’ont guère laissées les ressources pour produire un billet à la “densité” habituelle, je vous propose aujourd’hui une version plus courte, focalisée sur quelques références en matière de groove, voire (peut-être) des découvertes ?

Allez, prenons le risque d’être un peu jaloux – tel Salieri dans la petite tragédie de Pouchkine (développée par la suite dans “Amadeus”).

F. Murray Abraham, in "Amadeus" (1984)

Je plaisante, naturellement : écoutons donc un vrai bon groove. De fait, c’est tellement inspirant !

Tony Joe White

Pour démarrer, je vous propose de visiter Tony Joe White, avec deux titres et notamment “Backside of Paradise” :

Bien sûr, il sonne à la manière des années 80 (en particulier au niveau des percussions, très synthétiques), mais c’est quand même excellent, non ?!?

Suite à cette écoute, vous saurez qui maudire, la nuit, lorsque ce thème vous reviendra hanter vos insomnies. J’avoue, pour ma part, éprouver régulièrement des difficultés à m’en débarrasser…

Une bonne manière de procéder, pour que le cerveau passe à autre chose, est d’écouter un autre (bon) titre, par exemple son premier hit de 1968 : “Polk Salad Annie” :

A l’époque, paraît-il, ce “blues du marais” paraissait si juste, simple et authentique que les auditeurs pensaient que Tony Joe White était (attention : politiquement incorrect) un vieux musicien noir de la vieille école ! Voici la preuve que la musique est un moyen formidable de dépassement des barrières culturelles traditionnelles !

J.J. Cale

Un autre roi du groove à la guitare est, bien sûr, J.J Cale. Ecoutons donc “Staying around” :

Saviez-vous que le titre “Cocaine” n’était pas d’Eric Clapton, mais de J.J. Cale ?

But how to write about groove King, without mentioning B.B. King himself ?

B.B. King

No needs for words, let's just listen :

Belles vibrations, n’est-ce pas ?

Allez, c’est le moment de retourner à la session d’enregistrement (ce qui est rare est précieux) – je gage que cette journée s’annonce belle !

V


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