Chers lecteurs
Aujourd’hui, je vous invite à être auditeurs. C’est avec un plaisir (non sans affres) que je partage en effet, avec vous, une nouvelle maquette musicale.
Comme vous avez pu le lire précédemment, une surprise “atmosphérique” s’est offerte à mes sens, avec cette ruine moderne, à la fois urbaine et perdue dans la pinède (voir le précédent billet : Au détour, d’un chemin, une ruine moderne)
C’est donc tout naturellement avec l’accompagnement des cigales du cœur de l’été, que je vous invite à ce petit voyage.
Vous aurez noté le titre du titre : Babel #7.
De fait, il y a eu Babel #1, déjà publié, et Babel #2 dont une première version (démo) vous a aussi été présentée (mais qui devrait évoluer significativement), tandis que je travaille sur les titres intermédiaires jusqu’à celui du jour, le 7ème.
Pourquoi ce nom : “Babel” ?
Il symbolise pour moi le mélange des cultures et des manières d’être. Marseille, comme tant d’autres villes, personnifient ce mélange et cela me plait. Mais loin de se cantonner au cœur de ville et aux gens, il concerne aussi les atmosphères qui l’entourent, avec la mer, les bois, la plage et la placette des petits villages qui composent la portion sud de la cité. Bref, autant de chances pour se laisser porter par ces énergies spécifiques et complémentaires.
J’espère donc, si la vie me le permet, me mettre au service de cette série d’atmosphères musicales. Cela prendra son temps, mais, au bout du compte, j’ai bon espoir d’accoucher d’une suite, dont vous avez deviné l’intitulé.
De l’intérêt d’une “demo” / “maquette”
Aujourd’hui, je vous propose cette “démo”, comme on dit. Il s’agit donc d’une première version (v0, en réalité), qui permet de vérifier le principe du morceau, avec sa structure générale, ses thèmes, sa dynamique, l’écho entre les instruments et la relation entre les parties.
Naturellement, et je le confesse bien volontiers, l’enregistrement est bourré d’imperfections, mais c’est un peu le point.
Evidemment, il ne s’agit pas de saborder le morceau volontairement, mais plutôt d’être efficace, pour permettre d’en tirer une première version à peu près écoutable. C’est en effet cette “complétude” (certes imparfaite), qui servira de ferment à la version finale.
Je vous remercie donc d’excuser tous ces défauts (à commencer par l’interprétation parfois fragile), mais aussi de me faire remonter vos impressions, qui sont extrêmement précieuses. Plus il y en aura, mieux ce sera.
Du reste, comme j’ai travaillé sur mon ego (et que je ne considère pas le morceau comme mien), vous pouvez y aller franchement ! Par exemple, si une partie vous déplait pour une raison ou une autre, je suis preneur. De même, si un thème fonctionne, cela m’intéresse de le savoir.
Trèves de mots – place à l’écoute.
Avec tous mes remerciements.
V.
PS : je laisse une vidéo, qui n’est elle même qu’un prémisse d’une future entité, c’est à dire, pour l’instant, essentiellement un prétexte à visualiser ce lieu assez magique.
Demain (c’est à dire, vraisemblablement, dans un an – après l’été), il sera développé et transformé, avec nos deux guitares et leurs serviteurs mis en situation, au milieu du béton érodé.
8 responses to “Babel #7 : variations autour d’un lieu fantôme (ou presque…)”
I like the lazy southern atmosphere and the ambiance of free creativity in this abandoned facility. The zoom out in the archway is ingenious! Would be great to see some of the drone footage as well.
Thanks Bjørn ;
Yes indeed ! That’s a good idea !
I’ve thought about it and asked for a contact of one of them. Now is th good time to and hopefully convince him to share some of it.
Bonjour Thomas. C’est intéressant de regarder, c’est où même ? Un banlieue Marseillais ?
Le vrais underground👍. J’ai pas aimée les déchets dans l’eau, c’est un peux dégoûtant. Si vous ressemblez plusieurs lieux de même style dans la ville peut être se sera intéressant et ça va attirer d’écouter votre musique aussi, par ce que cela ressemble plus à une émission de la télé que à un musique spot.
La musique, c’est qui la joue ?Qui est compositeur ? Qui filme ? Si non, j’ai bien aimée.
En tout cas bravo !!
Anastasia.
Merci Anastasia,
Oui, il s’agit d’un lieu à la limite de Marseille : l’ancienne Piscine de Luminy !
Un très grand intérêt pour ce lieu; qu’est-il, à Marseille ?
C’est bien vrai, Catherine : cet endroit est tout à fait étonnant…
Cela me fait un peu penser, quoique dans une extrapolation, à “La Supplication” de Svetlana Alexeivevitch. Naturellement, avec la ville fantôme de Pripiat, il y a une autre dimension, mais enfin, il reste intéressant d’imaginer la vie qu’il y a pu y avoir là bas et ici, avec ces bassins.
Bonjour Thomas !
J’ai regardé et écouté plusieurs fois la vidéo pour m’échapper un peu ce weekend ! J’aime beaucoup les transitions de rythme vers le milieu !
Merci Mathieu, pour ces écoutes multiples !
Je me demandais justement si ces transitions stylistiques du milieu (passage en harmoniques) fonctionnait – ton retour semble conforter ce principe !
Merci doublement, donc 🙂