J’ai la joie de partager avec vous, aujourd’hui, un nouveau morceau, qui s’inscrit dans la série Babel.
Pour rappel :
- Babel #1 a initié le mouvement, en s’inspirant de l’atmosphère animée des rues de Marseille (des écoles au marché de Noailles, en passant par le Vieux Port)
- Babel #2 est destiné à suivre Babel #1 et en emprunte d’ailleurs les dernières notes, en guise d’introduction. Cette fois, nous partons dans une forêt, sur la face nord du massif de la Sainte Baume (dont il me faut encore réaliser la captation sonore) – une forêt primaire unique en son genre. Dans cet endroit, c’est le calme qui domine, propice à la méditation.
- Babel #7 est plus « rentre dedans » et pour cause : ce titre a été composé dans un squat, où les jeunes (et moins jeunes) s’expriment en couleur vives sur les murs. Pour moi, cela évoque une certaine liberté punk, d’où l’énergie de ce morceau. Cela dit, l’atmosphère du lieu est très originale, puisqu’il s’agit d’une piscine abandonnée, au beau milieu de la pinède.
En principe, il y aura encore 2 à 3 morceaux, pour conclure cette série « atmosphérique ». J’aimerais notamment trouver quelque en relation à l’atmosphère de la plage, ou encore à l’esprit des villages provençaux (dont les fantômes parsèment toujours Marseille…) Nous verrons bien.
Pour en revenir à Babel #6, le morceau est inspiré du ressac : les vagues et le roulis viennent frapper le rocher, l’eau s’écoule alors et se retire en flot continu, et puis tout recommence…
Naturellement, l’esprit est là aussi méditatif.
J’ai pu composer et pratiquer tout près de chez nous, à l’embouchure du vieux port de Marseille, au niveau du musée appelé MUCEM. Il était agréable d’y venir à la nuit tombée (en été) et de s’assoir sur les rochers, pour égrener ces notes.
Pour vous donner à voir cette ambiance, voici quelques photos, prises hier soir pour agrémenter ce billet :




La dernière photo, ci-dessous, est mal cadrée, mais je le garde car elle a une histoire : voyant qu’une belle vague se préparait, je me tourne et amorce la prise de vue et PLAF : me voilà totalement aspergé, des pieds jusqu’au bonnet !
Ma fille a bien ri, et il est vrai que c’était drôle ! Mais il fallait rentrer aussi sec, pour se mettre au sec, justement 😅

Pour en revenir à Babel #6, je suis heureux d’avoir servi ce morceau.
Parmi les axes forts :
- Toujours dans la lignée de la série, une nouvelle variation autour d’une fondamentale en mi (accordage standard). Ce procédé systématique tend à montrer que beaucoup de choses sont possibles, à partir des mêmes données d’entrées. Du reste, il y a évidemment des résonances entre les titres de la série Babel, voire des motifs similaires… et cela fait sens (esthétiquement et émotionnellement parlant)
- Sur ce morceau, j’expérimente une évolution progressive du tempo : de 70 battements par minute à 130 environ ! Au-delà du glissement, il y a aussi une rupture. Un exercice de style, qui me semble pertinent en terme de dynamique.
Évidemment, il y a encore beaucoup de travail :
- Tout d’abord, quelques passages méritent d’être ré-enregistrés, mais cela reste écoutable
- La seconde guitare est en cours d’élaboration et ne figure pas encore ici – mais ça viendra : j’incrémenterai le titre au fur et à mesure (sur le même lien). Elle démarrera d’abord sur le même thème que la guitare 1, en la doublant (l’une à 100% à droite, et l’autre 100% à gauche), puis évoluera progressivement selon sa logique propre, c’est à dire une variation du thème principal. Dans la seconde partie, elle prendra un rôle rythmique et, alternativement, de thème secondaire, pour donner épaisseur et profondeur au morceau. Je suis assez confiant, bien que beaucoup reste à faire…
- Le paysage sonore, enfin : pour l’instant, il ne s’agit « que » d’un roulis. Mais demain, il y aura une dynamique : d’abord ce mouvement doux, avec les bateaux et les mouettes dans le lointain, puis l’arrivée du vent et une petite tempête ; enfin, un retour au calme.
Voilà, je vous invite donc à l’écouter et, en cadeau de retour, à m’offrir vos retours et impressions.
Merci beaucoup ; au plaisir de vous lire.
V.