Une chanson de 2022, qui nous parle d’exil et de communauté de pensée.
D’un point de vue musical, elle s’inspire de “Mother” (Roger Waters, Pink Floyd The Wall) : sacré référence !
Drain Age inherits indeed from a few principles to the legendary piece : a beginning and omnipresence of an acoustic guitar in strumming mode, with a pretty low rhythm ; continuous verses ; surges of guitar solos...
Comme le propose Austin Kleon : “il n’y a pas de vol en art” (Steal Like An Artist : http://steallikeanartist.comand I must admit that such an influence in one's work is like a f¨%¨# piece of luck !
Pour le reste, il s’agit d’une chanson très personnelle, qui se nourrit de l’idée de solitude, qui a étreint bon nombre d’entre nous durant les années “covid” : isolement, voire rejet, envie d’ailleurs. Pour certains, l’ailleurs pouvait même devenir vital (rompre psychologiquement avec l’enfermement, retrouver des moyens de subsistance…) J’ai aussi songé aux émigrés et notamment aux russes blancs, mais pas seulement : toute diaspora s’y prête.
Je venais d’ailleurs de lire un roman d’excellente qualité “Les Vaincus” (en russe : le chant des Cygnes), d’Irina Golovkina : https://www.babelio.com/auteur/Irina-Golovkina/238826, lequel parle de celles et ceux qui n’avaient justement pas choisi l’exil vers l’Europe, mais qui ont de fait dû subir un exil intérieur.
Mais dans l’exil, il y a aussi l’équivalent d’une communauté.
Or, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes partageant mes inquiétudes, doutes ou tentations. Cela fait un bien fou ! C’est ce que j’ai souhaité exprimer, d’autant que, pour une fois, le texte était véritablement moteur.
