Ça y est : les prises de vues du court métrage “la dent de lait” sont (réputées) achevées !
Cela n’a pas été sans difficulté, essentiellement pour motiver notre jeune talent, mais l’appât du gain a fait son œuvre… C’est un petit peu triste à dire, mais la compréhension du potentiel offert par la rémunération a fini par jouer. Pour rappel, comme tout travail mérite salaire, n’est-ce pas, l’accord passé entre ma fille et moi porte sur une paye au temps passé.
Sur le fond, je ne crois pas que cela soit mal en soit (tant qu’on ne commence pas à payer tout et n’importe quoi… par exemple la participation aux tâches ménagères). Au contraire, même, je suis intimement convaincu que la compréhension de la “valeur travail” compte, même lorsqu’on est jeune (contrairement, par exemple, à l’argent de poche qui tombe tout cuit).
Je me souviens justement d’un online talk, where a father – qui pilote une école d’un genre nouveau, dont les principes éducatifs sont basés sur l’autonomie des gamins et l’initiative – expliquait que ses deux filles de 7 et 10 ans avaient leur petite entreprise (qui éditait des recettes de cuisine, je crois) et était parvenu à se payer un canasson !
Cela parait certes bizarre au premier abord, mais décomplexer le rapport à l’argent et faire comprendre que le travail peut avoir une valeur me semblent sain. Evidemment, l’argent n’est certes pas une fin en soi (d’ailleurs, la rémunération pouvait aussi prendre la forme d’une bande dessinée), mais essentiellement un moyen, en l’occurrence pour s’offrir en autonomie la peluche de ses rêves (tant que cela ne comporte pas de danger pour elle, elle fait ce qu’elle veut avec ses sous.. Même si elle a déjà un nombre incalculable de faux animaux !)
Photography
Bref, nous avons pu réaliser les dernières prises de vues, d’autant plus importantes qu’elles portent sur une dentition en état de reconstitution : il subsiste encore de grands vides, mais de nouvelles dents définitives sont apparues, nettement plus grandes que les autres.
It would have been a shame to miss them…
Please see two stills, out from the rushes but with some early color grading :


Du reste, même durant cette heure, cela n’était pas évident : même si nous avons bien ri ensemble, il n’en est pas moins difficile de refaire encore et toujours la même action. J’aime l’image suivante (non colorisée), dénichée lors du dérushage des prises, car elle exprime mieux que mille mots à quel point elle en avait marre !
😅

Voice over
Now, we're working on the dialogs.
Profitant de la dynamique (et comme elle s’est rendue compte que 16 euros d’économie, c’était tout de même un peu juste), ma fille s’est soudain motivée pour réaliser les prises de son.
Lors de la séquence d’hier, nous avons donc capturé le premier dialogue, puis – tant qu’à faire – tenté les deux autres dans la foulée.
Pour rappel, ces 3 dialogues en voix off viennent apporter le sens du film, tandis que les images expriment essentiellement l’action et une certaine poésie.
Voici à quoi ressemble l’enregistrement d’une séquence (en l’occurrence la première, sur une quinzaine de minutes). Ce fichier est en stéréo, car si la petite fille se trouve devant le miroir de la salle de bain, le père est quant à lui dans une autre pièce, affalé sur le canapé… J’avais donc besoin d’un effet d’éloignement et de deux atmosphères sonores différentes.

Now, here's an audio extract, non treated, taken directly from the rushes. It shows both my tyrannical side as well as our complicity.
J’ignore si cela fonctionnera, car j’ai pris un parti aventureux : enregistrer le tout dans la salle de bain !
En effet, c’est là que l’action se déroule (devant la glace) et cette pièce bénéficie d’une acoustique très particulière et reconnaissable. Cependant, il n’est pas gagné que l’écho associé fonctionne dans le film, sur les 3 séquences.
We'll find out.
En tout cas, maintenant, il m’est possible de réaliser un premier montage complet.
I'll keep you informed ! Cheers.
V.