Je tourne actuellement un nouveau court-métrage, qui m’a (presque) pris par surprise !
Comme vous le savez peut-être, je cherche (notamment) à réaliser une suite de court-métrages intitulée “last minutes”, qui traite en réalité de ces minutes, qui comptent vraiment dans la vie.
- J’ai déjà fini l’un de ceux là, au sujet de la dernière minute du condamné à mort
- J’ai aussi réalisé 80 à 90% d’un autre court, qui parle cette fois d’un poète qui jette son œuvre au feu. A vrai dire, je n’en suis pas totalement satisfait pour l’instant ; je compte donc tourner une scène complémentaire et finaliser une musique originale, qui devrait lui apporter une signification intéressante (avec un autre niveau de compréhension) :
- Je travaille également avec un réalisateur, mon ami Luc Thauvin, sur un autre projet – très ambitieux, pour le coup : avec 3 acteurs (dont un enfant). Il s’agira d’un rencontre, dans la rue, entre un père, son gosse et un clochard. Nous sommes très enthousiastes vis-à-vis de ce projet, très poétique, pour l’instant intitulé “le miroir vide” dont nous planifions le tournage en octobre ou novembre.
Mais j’avais aussi besoin de quelque chose de plus léger, de manière à compléter cette suite avec différents styles : tragédies, drames, mais aussi comédies, romances…
Ainsi donc, voici le thème de cette minute “première fois” : la perte d’une dent de lait ! Vous souvenez-vous de vos impressions, lorsque cela vous est arrivé ? Personnellement, j’ai encore des cauchemars à l’idée de perdre mes dents !…
En tout cas, il m’a semblé qu’il serait intéressant d’en remémorer les impressions.

Or, il s’avère que ma fille de 6 ans est précisément à cette étape de sa vie.
De fait, cela fait déjà un moment que je la tanne pour que nous tournions ce film ensemble, mais peine perdue, du moins jusqu’à présent ! Elle refusait, pour des raisons qui lui sont propres (et que je n’ai pas tout à fait comprises, je l’avoue…) et voilà – sa première dent est donc tombée sans attendre la fin des tractations !!!
Mais bon, j’ai continué, malgré tout, à lui demander. Après tout, le cinéma n’est-il pas le lieu de l’illusion ?
Finalement, ma chère et tendre épouse m’a suggéré d’utiliser la technique de la “carotte” – j’ai donc proposé à ma famille le marché suivant : “comme tout travail mérite salaire, n’est-ce pas, je te propose 10 euros pour chaque heure de tournage” (une sorte de SMIC). Une fortune, pour elle ! A vrai dire, je crois que cette histoire va finir par me couter cher, vu le rythme, mais bon, cela ne parait pas injuste, après tout… J’ai également proposé, en alternative et pour sortir de la relation purement monétaire, une bande dessinée par heure de tournage (ce qui est à peu près à ce prix… mais qui se trouve aussi d’occasion ; hé hé) :

Et donc la situation est revenue : une nouvelle dent de lait s’est mise à bouger ! Comme il s’agit toujours d’une surprise, nous avons donc dû agir promptement (avant qu’elle ne tombe pour de bon) ! Je n’avais pas de scénario finalisé, mais je savais vouloir inclure quelques scènes spécifiques : notamment, celles où l’enfant triture sa dent devant le miroir de la salle de bain… Vous vous souvenez, vous aussi ?
Nous avons donc tourné ces scènes.
Voici quelques captures issues des rushs :





Bien évidemment, ce film ne cherche pas vraiment à parler d’une histoire de dent – il ne s’agit que d’un prétexte, ou plutôt d’un point d’accroche, pour parler de quelque chose de plus profond, comme la question de la perte (voire de la mort), et de la renaissance (voire de la résurrection).
Dans cette perspective élargie, nous prévoyons de tourner également, dès que possible, une autre scène, dans laquelle la demoiselle observe un arbre, au début du printemps.
Comment est-il possible que cet arbre, qui semblait si mort durant l’hiver, montre tout à coup des bourgeons et que la vie semble reprendre place ! Si ce n’est pas un miracle !
Nous prévoyons aussi de filmer le même arbre, du même point de vue, plus tard dans la saison, en été, lorsque ses feuilles seront pleinement développées, avec leur vert sombre si caractéristique.

Ce qui est amusant, mais qui n’arrange pas tellement mes affaires, c’est que le printemps arrive très tôt à Marseille. Si tôt, même, que c’est presque déjà trop tard !
Nous allons donc tourner cette scène ce week-end, et si cela ne fait pas l’affaire :
- Bon, elle aura tout de même sa paie 😉
- Au pire, nous attendrons le printemps prochain… ou tâcherons de trouver une autre manière d’exprimer les cycles de la nature – peut-être avec des boutons de roses ?
A suivre…
2 responses to “Un nouveau court métrage : la dent de lait !”
[…] Il n’y a pas si longtemps, je présentais une nouvelle production de court métrage : https://volkanartz.chauss.in/un-nouveau-court-metrage-la-dent-de-lait/ […]
[…] production de ce court métrage se poursuit… (voir ce premier lien et ce second lien, pour plus d’infos sur le processus)Cela prend son temps, à mon grand dam, […]