Je vis à Marseille et, à ce qu’on y raconte, les paysages ressemblent à certaines zones de la Californie américaine. De fait, nous partageons un climat méditerranéen, avec, par chez nous, quelques petites collines escarpées et tirant sur l’aride : un décor quasiment parfait pour un western !
Comme beaucoup de gamins nés dans les années 80 (ou avant), j’ai été arrosé de ces westerns à la John Wayne – et de fait, il s’agissait de moments formidables en famille ! (nous en parlons encore, de temps à autres, entre frères et sœurs, non sans nostalgie…)
C’était plus qu’il n’en fallait pour développer un imaginaire, fait de liberté, de chevauchées sauvages et d’une sorte de liberté infinie (pour peu qu’on sache parlementer et/ou manier le revolver). Selon Jacques Brel, on construit son rêve de far-west jusqu’à 13 ou 15 ans, puis on s’attache tout le reste de sa vie à le réaliser d’une manière ou d’une autre.
Pour faire bref : à 5 ou 6 ans, je voulais donc devenir cow-boy !
Naturellement, lorsque j’ai compris que ce serait compliqué (bien que pas totalement impossible), étant né plus 120 ans trop tard, j’ai dû m’adapter. Sans doute cela a-t-il contribué à forger mon projet d’acteur : en effet, il serait alors possible d’être un de ces hommes de l’ouest, ne serait-ce que temporairement (avec un bénéfice secondaire : on pourrait aussi devenir chevalier, gangster, etc.)
En ajoutant à cela une quantité monumentale de matériau propice à l’imaginaire (bandes dessinées, romans, etc.), il était parfaitement logique de vouloir tourner, tôt ou tard, un authentique western.
C’est là que surviennent le hasard des rencontres, lesquelles permettent parfois de concrétiser le projet. C’est ainsi qu’un de mes amis me parlait d’un endroit étonnant, ou l’on s’attendrait à voir surgir les apaches du haut des crêtes, faisant débouler les rochers des falaises et chevauchant leurs bronco. Et c’est bien vrai : le lieu est scénique ; l’atmosphère est étonnante.
Jugez donc par vous-mêmes :


Mon ami cinéaste Luc et moi-même avons ainsi développé un scénario, plus ou moins inspiré de la formidable série de bande dessinée : Blueberry.
Le style du western s’oriente vers un montage très découpé, avec de nombreux gros plans, les gouttes de sueur – dans un style proche des western dits “spaghettis” à la Sergio Leone.



Marrant, non ?
Le projet de pré-production est consultable à ce lien
Naturellement, la musique joue un rôle important, pour construire l’atmosphère, sachant que l’on parle ici d’un film de 5 à 6 minutes. J’ai donc imaginé un thème musical, en m’inspirant d’un Gustavo Santaollalla (pour la guitare aérienne évoquant les grands espaces) et, tout naturellement, d’Ennio Morricone.
Ce que j’aime le plus chez Morricone est ce côté fou, où des sons bizarres surgissent, des chœurs, les rythmes endiablés côtoient l’harmonie – bref, tout y est possible !
A cette heure, cela reste de l’ordre d’une maquette, mais j’ai le sentiment qu’elle comporte déjà quelques éléments intéressants :
Quand ce film sortira-t-il ?
Dès que possible : nous avons été limités, l’été dernier, par la réglementation incendie, qui nous empêchait d’accéder au site durant de juin à fin septembre – pas pratique, alors qu’il s’agit d’une lumière intéressante, très contrastée. Et je travaille maintenant à l’établissement des contrats. Quoi qu’il en soit, nous nous en rapprochons…
Affaire à suivre.